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16 décembre 2008

Et si Buenos Aires devenait un lieu de rencontre entre tangueros du monde entier ?

Arrivée à la dernière semaine de mon séjour, je commence à faire le bilan de ces 4 semaines... une des constatations les plus importantes me concerne directement, en tant qu'étrangère: la proportion de danseurs non argentins augmente sensiblement et l'on peut sans se tromper dire que la plupart des milongas, en tout cas du centre, auraient bien des problèmes économiques si ce n'était pas le cas ! le prix des entrées, des boissons et des taxis a tant augmenté que même les milongueros acharnés réduisent un peu leurs sorties. Ajoutons qu'un certain nombre de vieux milongueros nous ont faussé compagnie, peut-être pour continuer à s'adonner à leur passion au paradis... Il y a objectivement moins de monde dans la plupart des milongas.

 

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Lili, Mireille, moi et Oswaldo... fin de milonga

Quand j'ai commencé à venir ici, il y a 8 ans, il était facile de ne pas danser avec nos camarades étrangers qui eux-mêmes pouvaient expérimenter les danseuse locales. Les choses ont radicalement changé: les "touristes" sont nombreux et souvent de très bon niveau... nous, les femmes, n'avons pas trop de mal à danser avec les locaux, mais avons beaucoup de plaisir à goûter des abrazos japonais, russes ou australiens; les messieurs, même excellents danseurs, trouvent que les très bonnes danseuses locales les snobent et avouent se régaler avec des danseuses non argentines ! 

Conclusion: Buenos Aires va-t-elle devenir une vraie Mecque du tango ? Les danseurs du monde entier viendront s'y retrouver, se rencontrer et danser ensemble dans des milongas où subsisteront quelques danseurs locaux, ceux qui pourront s'offrir l'entrée et qui accepteront de danser avec des touristes ... Pourquoi pas ?

Commentaires

Bs As est déjà "La Mecque", j'ai pu constater en 2007 particulièrement, que les tangueras venues d'europe(les plus nombreuses) et d'autres continents, représentaient, en semaine, la moitié des danseuses, moins d'hommes, mais ils suivront, quand les anciens portègnes, vaincus par l'àge cèderont la place...Vrai que certaines danseuses du cru préfèrent leurs homologues, pour être acceptés il nous faut de la présence et faire nos preuves. Le tango ne serait pas autant "de moda" à Buenos Aires ? Deux générations l'ont à peine connu et vivent la musique de leur àge,en France, entre 1945 et la fin des années 60, tout était prétexte à danser(à deux), ce n'est plus le cas. Faisons que le tango perdure etvive Buenos Aires!!!

Écrit par : roger de Monique | 16 décembre 2008

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