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20 décembre 2008

Dernières milongas, mais folklore aussi...

Ce séjour à Buenos Aires aura été marqué pour moi par la réalisation d'un vieux rêve: m'initier à la zamba. Ne pas confondre avec la samba brésilienne ! rien à voir: il s'agit d'une danse à deux, sur une musique le plus souvent mélancolique et des paroles très poétiques, une danse de séduction dont les pas s'accompagnent des mouvements d'un foulard. Une danse qui a la réputation d'être difficile, parce que, au-delà d'une structure assez facile à apprendre, son intérêt et son charme résident dans l'expression et dans l'improvisation. A Buenos Aires, j'ai retrouvé Lucas Di Giorgio, que certaine d'entre vous connaissent pour avoir suivi ses cours à Genève en septembre, avec qui j'ai travaillé le tango ET la zamba: j'ai pris grand plaisir à son enseignement sérieux, profond et réfléchi !

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La Leonesa à l'ouverture

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Quelques heures de tango en début de soirée

Mercredi, après 3 heures intenses à la Leonesa, j'ai couru (presqu'au sens propre, Callao étant bloquée par une manifestation, j'ai parcouru à pied ce qui me séparait de la rue Cordoba depuis le Congrès) rejoindre des amis à "Clasica y Moderna". Ancienne librairie - elle fête ses 70 ans cette année - elle a échappé à la disparition grâce à la volonté et à l'ingéniosité de ses propriétaires, qui en ont fait un retaurant-librairie où sont organisées des activités culturelles... Mercredi, c'était une soirée folklorique animée par Ignacio Escribano, poète, chanteur et musicien accompagné d'un autre guitariste, d'un percussionniste et d'un merveilleux accordéoniste de 21 ans. Il était médecin, il est devenu musicien et journaliste. Sa voix chaude, son aura et sa musique nous ont enchantés ! A tel point que j'ai préféré ensuite aller me coucher en restant sur les émotions de la soirée plutôt que de retrouver une piste de danse ... facile quand on a déjà 3 heures de milonga dans les pattes.

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A propos de folklore, je vous livre ci-après les paroles d'une zamba merveilleuse et que tous les Argentins à qui j'en ai parlé connaissent, Alfonsina y el mar. Alfonsina Storni était une poétesse argentine (née en Suisse!), qui a vécu une vie courte et émaillée de malheurs. Elle a fini par se suicider dans la mer...

Voici Alfonsina y el mar, chantée notammnet par Mercedes Sosa (voir dans Youtube):

Por la blanda arena que lame el mar
su pequeña huella no vuelve más
un sendero solo de pena y silencio llegó
hasta el agua profunda
y un sendero solo de penas nudas llegó
hasta la espuma

Sabe Dios que angustia te acompañó
qué dolores viejos calló tu voz
para recostarte arrullada en el canto
de las caracolas marinas
la canción que canta en el fondo oscuro del mar
la caracola

Te vas Alfonsina con tu soledad
¿qué poemas nuevos fuiste a buscar?
una voz antigua de viento y de sal
te requiebra el alma
y la está llevando
y te vas, hacia allá como en sueños,
dormida Alfonsina, vestida de mar.

Cinco sirenitas te llevarán
por camino de algas y de coral
y fosforescentes caballos marinos harán
una ronda a tu lado.
Y los habitantes del agua van a nadar
pronto a tu lado.

Bájame la lámpara un poco más
déjame que duerma, nodriza en paz
y si llama él no le digas que estoy,
dile que Alfonsina no vuelve.
y si llama él no le digas nunca que estoy,
di que me he ido.

Te vas Alfonsina con tu soledad
¿qué poemas nuevos fuiste a buscar?
una voz antigua de viento y de sal
te requiebra el alma
y la está llevando
y te vas, hacia allá como en sueños,
dormida Alfonsina, vestida de mar.
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