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27 octobre 2009

Puerto Madryn et la péninsule Valdés

 

La plage de Puerto Madryn, qui longe la ville, est le plus souvent balayée par les vents et est certainement ce qui fait le charme de cette ville patagonique de 90 000 habitants, occupée par la pêche, le tourisme et la production d'aluminium.
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Passionnante excursion en 4x4 à la rencontre des lions de mer, mais aussi pour toucher du doigt ce curieux compagnonnage de la mer et du désert, conduite par Lucia, jeune femme chaleureuse et intelligente ....
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Je disais donc, mer et désert...
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Les lions de mer de Punta Loma, venus ici pour faire leurs petits...
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Ne nous y trompons pas, le vert n'est que celui des algues !

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On dirait qu'il fait chaud: NON !!!! ce jour-là, il paraît que la sensation thermique est de 4°...

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La péninsule de Valdès, le lendemain, pour une longue journée d'excursion. Voici une famille d'éléphants de mer... enfin, le mâle et une petite partie de son harem !
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Passons aux pingouins: en cette saison, ils couvent leurs deux oeufs à deux, restant en couple pendant toute la période de reproduction, sortant tour à tour pour aller se nourrir dans la mer, parfois à 4 ou 500 km de là.  Ils ne reviennent pas toujours de ce long périple, et celui ou celle qui attend son tour va presque mourir de faim avant de se décider à abandonner les oeufs pour avoir une chance de survivre ... On aperçoit les nids, que les pingouins creusent sous des arbustes... ils sont des centaines de milliers et pratiquement chaque arbuste recouvre un nid sur des hectares de terrain, à proximité de la mer.

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Voilà une "conversation" qui a tourné en prise de becs, au sens propre ! Après quoi, chacun est parti de son côté.
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Je trouve de la tendresse dans ce pingouin qui se réinstalle pour tenir ses oeufs au chaud...
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Passons aux baleines, qui viennent aussi dans cette péninsule pour se reproduire, car les eaux y sont plus accueillantes, car moins froides et plus calmes, que dans le grand sud. Elles passent là pratiquement une année, entre la copulation et le moment où leurs petits peuvent se nourrir et plonger suffisamment longtemps pour pouvoir entreprendre le grand voyage vers le sud.
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Nous avons fait une ballade au milieu de ces monstres bien pacifiques: les adultes mesurent 17 mètres et pèsent 45 à 50 tonnes, tandis que leur petit mesure 4 à 5 mètres et pèse 5 tonnes à la naissance. Ces animaux portent sur leur tête des taches blanches qui sont des callosités strictement uniques, comme nos empreintes digitales, ce qui permet aux scientifiques de les identifier et de les suivre tout au long de leur vie (70 ans). Notre bateau et son chargement de touristes pesaient au maximum 5 tonnes: il était très impressionnant de voir la baleine et son "petit" passer d'un côté à l'autre, par-dessous le bateau !
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Nous avons vu d'autres animaux, sans pouvoir les "immortaliser", il valait mieux profiter d'un passage fugace que chercher fébrilement un appareil photo qui de toutes façons arriverait trop tard. Ainsi, nous avons vu des maras (ou lièvres de Patagonie, qui vivent en couple toute leur vie, à tel point que quand l'un des deux meurt, l'autre reste seul et ne tarde pas mourir aussi), des guanacos, des choyques (genre d'autruche), des lézards, des oiseaux de proie etc etc).
Hier, dernière excursion, en principe pour aller voir la plus grande concentration de pingouins à Punta Tumbo, à 180 km au sud de Puerto Madryn... je dis bien en principe, car pas ou peu de pingouins à l'horizon ! Etait-ce le temps épouvantable ? petit aperçu ci-dessous: dans cette région où il ne tombe que 200 mm de pluie par an, nous avons eu la malchance de faire cette ballade "parmi" les pingouins dans une violente tempête de vent et de pluie, où il était difficile d'avancer et la pluie glaciale nous transperçait de tous côtés !
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Même jour, quelques heures plus tard, dans un village gallois, oui, gallois ! les colons y ont creusé des canaux et créé un système d'irrigation, faisant de Gaiman comme une oasis riche en cultures de petits fruits rouges (producteur pour tout le pays et pour l'étranger) et de pommes, abricots etc... En plus, la culture galloise s'y est tellement bien perpétuée que des linguistes gallois vont y étudier leur langue et que le village regorge de salons de thé, d'un charme tout britannique, où l'on vous sert thé et pâtisseries délicieuses, dont la "torta galesa" à laquelle je n'ai pas résisté ... un régal !
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Avant de refermer cet album, voici deux photos de ce que j'ai mangé au restaurant "Los mariscos del Atlantico" (Merci, Alicia!). Sur la première, de l'abadejo grillé, c'est un poisson local, cuit à merveille et divin !

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Deuxième dîner au même restaurant: plat de fruits de mer, tout simplement ! mais quelle fraîcheur et quelle diversité ! Il faut dire que ce restaurant est tenu par une famille de pêcheurs: les hommes pêchent et les femmes cuisinent.
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Ce matin, avant le départ, je suis allée faire une grande ballade sur la plage et ai reçu un très beau cadeau: un  ballet de flamants roses !
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Voilà, retour à Buenos Aires ... avec un bon mal de gorge, mais de belles images plein les yeux !

 

Commentaires

Super reportage. Et tu nous donne l'eau à la bouche avec ce plat de fruits de mer !

Écrit par : Georges | 27 octobre 2009

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