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03 mai 2008

chaussures

Les toilettes d'une milonga, un endroit où les femmes se retrouvent, se changent, se maquillent et se remaquillent et parlent.. je dis à une danseuse, je saurai plus tard qu'elle s'appelle Celia, combien j'admire l'élégance de sa danse et son élégance vestimentaire... sur quoi elle me montre fièrement une superbe paire de chaussures juste achetée chez le faiseur le plus tendance de la ville, des chaussures noire et jaune magnifiques, et d'ajouter que c'est sa ... 261 ème paire !

25 avril 2008

salut, Buenos Aires !

Longue journée, très longue.... réveil aux aurores pour finir les bagages, départ de Genève à 8h30, via Madrid, arrivée à Buenos Aires à 20 heures, soit 1 heure du matin à Genève... accueillie par une chaleur estivale, je suis trop excitée pour pouvoir dormir !!! Ici, c'est en principe l'automne, mais il faisait 31 pendant la journée, me dit-on !

Demain, je retrouverai la piste de Niño Bien dès 18 heures...

17 mars 2008

Un poème d'Atilio Veron

Atilio Veron organise deux milongas à Buenos Aires, l'une à Maipu 444 le mardi soir - je vous la recommande pour le niveau de danse et l'ambiance ! - et l'autre le lundi au Club Region leonese (où a lieu Nino Bien le jeudi).

Mais Atilio est aussi écrivain, et vient de gagner un prix de plus, en Espagne, pour une de ses nouvelles...

Le texte que je vous livre aujourd'hui, avec son accord, est un poème qui a trait au tango, un poème qui m'a émue...

ACUARELA MILONGUERA

Un tropel de voces y risas

se adueña del salón

y entretiene o alarga

el tiempo de la espera.

Languidecen los murmullos

y entre los pliegues de un silencio casi artificial,

que se va abriendo paso

a través del rumor moribundo,

asoman, tentadores,

los compases de un tango.

La legión de cabezas se alborota.

Y decenas de ojos inquietos

se apresuran, enredan, resbalan,

tropiezan y esquivan miradas insistentes,

se distraen, y vuelven a buscar

en el desordenado mosaico de rostros

Ll señal de otros ojos

que acompañen el tenue cabeceo

y el susurrado convite en los labios.

Se levantan, se encuentran;

Se saludan.

Cambian palabras amables, banales;

Sonríen y se aprontan;

Se abrazan, se acomodan,

se vislumbran y esperan.

Se disponen.

Y, lentamente,

como se desliza un barco

que se aleja del puerto,

inician un viaje de apenas tres minutos,

inmersos en la burbuja atemporal

en la que, mágicamente,

los instaló ese tango.

Seguramente él estará atento

al mandato de su musa

que, insaciable, lo desafía

a completar el esbozo de la figura.

que imaginó en ese instante.

O quizá, simplemente,

extasiado por la música

y cobijado

en la calidez de ese abrazo

se deje ir.

Es posible que ella,

incentivada por el compás

que irrumpe con entusiasmo

sobre la melodía,

se aparte levemente

para entreverarse en el juego

de giros, sacadas y voleos

que él le propone.

O escuchando ese tango

recuerde otros momentos.

Y en el embeleso de un sueño

cierre los ojos

y se deje ir

también.

El viaje, fatalmente, termina.

La burbuja se deshace.

Las parejas regresan,

se agradecen, se halagan,

se prometen, sonríen,

se acompañan, se devuelven.

Habrá otro tiempo, otra espera

y, nuevamente,

la multitud de rostros

ansiosos, cansinos,

coloridos, palpitantes,

buscará en otros ojos

tristones, primorosos,

lánguidos, desafiantes,

la coincidencia fugaz

de una mirada que los invite

a una nueva aventura

para poder soñar

aunque sea,

tan sólo,

tres minutos más.

24 janvier 2008

les "petites" milongas de Buenos Aires

Les danseurs de tango vont à Buenos Aires surtout pour danser... certains y consacrent tout leur temps, passant leurs soirées et leurs nuits sur les pistes de plusieurs milongas successives, et occupant le peu de temps qui leur reste, entre un réveil souvent tardif et la préparation pour aller danser,  à prendre des cours, à acheter des chaussures et des vêtements et éventuellement à se ballader dans cette belle ville, ou encore à faire une excursion à Tigre, histoire d'apaiser leur bonne conscience de touriste...

Et ces danseurs vont en général dans les milongas les plus courues, celles où il "faut" aller: El Beso bien sûr, mais aussi Maipu 444, Niño Bien, Canning, Gricel, la Viruta, méprisant les dizaines de milongas qui émaillent les rubriques idoines des revues de tango ...

Finalement, ils fréquentent  toujours les mêmes lieux. Normal, on y prend vite ses habitudes, on y a ses danseurs ou danseuses, parfois même sa place, on s'y sent en pays de connaissance... et on oublie qu'il y  a d'autres lieux, d'autres ambiances, d'autres danseurs.. on oublie d'être curieux...

Une vague saturation, une passagère envie de changement, l'invitation d'un danseur local... et on peut renoncer pour un soir à tel abrazo, à tel parfum, à tel cabeceo pour s'offrir l'inconnu... un quartier excentré, un lieu moins glamour... je vous en conterai deux.

A la Nacional, proche du Congrès, un escalier mal éclairé me conduit à une salle oblongue, très ordinaire, parquet entouré de tables et de chaises,  un placement peu "orthodoxe", assez libre, le rite milonguero y est moins prégnant. Installée, je découvre des danseurs connus, quelques-uns seulement, et des regards intéressés dans ce lieu moins touristique. Je me sens à l'aise, plus peut-être que dans certaines milongas que d'aucuns qualifient de "snobs", une décontraction certaine imprègne l'atmosphère... je m'y amuse beaucoup et admire une magnifique démonstration de Melina Brufman et Claudio Gonzales, du grand art. Avis aux amateurs!

A la Baldosa, milonga excentrée puisque située dans le quartier de Flores, en bout de ligne de métro, le samedi soir, on y dîne et on y danse.... familles, groupes d'amis, jeunes ou vieux, stars du tango ou danseurs du samedi soir (un peu comme les "conducteurs du dimanche"...), tout ce monde se mélange, se parle, se salue, s'amuse, des jeunes montrent leur inventivité, tel couple de maestros danse un tango tout en subilité et en modestie, les salsas et autres danses tropicales font lever toute l'assistance... la cuisine y est agréable... ah! ce bife de quadril mitonné avec des pommes de terre et des légumes !! un délice !!! et la soirée s'étire, s'étire, jusqu'à ce que les pieds demandent grâce... puis... rendent grâce !

Conclusion, quand vous allez à Buenos Aires, osez sortir des sentiers battus !!!